Soirée jeux le vendredi 23 novembre à partir de 20h00 !

L'actu des jeux et des livres


ORBIS


Au départ un territoire vierge, le votre, et quelques tuiles disponibles. Objectif : développer votre monde. Villages, monuments, rivières, forêts et volcans voilà votre futur royaume. Comme vous êtes un Dieu, il va vous falloir quelques adorateurs qui vous serviront à acquérir les régions de votre choix. 
La mécanique est simple : on choisit un territoire, (on le paie, si besoin) on distribue les adorateurs sur les tuiles voisines, on applique l'effet du territoire, on le place dans le monde. 
Evidemment chaque territoire est unique dans son effet et évidemment les règles de placements sont draconiennes ! Vous allez devoir volontairement abandonner des stratégies et en développer de nouvelles au cours de la partie et c'est le grand talent de ce jeu : outre la fluidité des parties, la mécanique est vraiment plaisante à explorer. Les combinaisons et les placements offrent une sophistication qui hausse le niveau de jeu sans le complexifier.
Un futur grand classique, qu'on peut tester en boutique / bar à jeux chez 2000 jeux !

ALBIN MICHEL IMAGINAIRE

Les heureux événements dans le monde de la Littérature Imaginaire sont suffisamment rares en France pour être signalés...

Chez 20000 jeux sous les livres nous avons reçu les trois premiers ouvrages de la collection Albin Michel Imaginaire et les raisons de se réjouir sont nombreuses :

- AMERICAN ELSEWHERE - Robert Jackson Bennett. Celui qui passe pour être le nouveau Stephen King nous emmène au Nouveau Mexique dans une ville idéale. A peu de choses près. Façon terreur sourde et croisements bizarres. Accrochez vous, vous allez adorer avoir peur.

- MAGE DE BATAILLE - Peter A. Flannery
De la pure Fantasy d'une classe incroyable. Cet ancien auteur de jeux de rôles signe là un des must de l'année pour les amateurs de Dragonnerie et de pouvoirs incandescents.

- [ANATEM] - Neal Stephenson.
On en reparlera. Nous avons en main l'un des plus beaux objets de SF qui n'ait jamais été écrit. Loué soit le traducteur ( Jacques Collin) qui a su rendre la magie de ces mondes et de ces civilisations dans cette saga époustouflante ou China Mieville croiserait Pratchett et Herbert. Totalement indispensable.

BULLET JOURNAL

Tendance le BULLET JOURNAL ❤️
Mix entre l'agenda et la to-do list, il permet de planifier votre vie sans prise de tête.
Finis les oublis, les post-it ou les résolutions abandonnées !



Conquêtes

ase et on s'installe. Bref on est des conquérants. Plutôt pas mal d'initier le récit de cette façon : le différent entre ceux que çà n'émeut pas et ceux qui trouvent qu'on pourrait éventuellement faire autrement plante le décor. En l’occurrence celui de ISLANDIA, une planète de glace apparemment hostile mais sélectionné par une flottille impressionnante pour être la destination choisie. Sauf que. On va s’arrêter là, c'est un album one shot, il faut garder du mystère. On peut néanmoins s'extasier sur la qualité du scénario et la perfection des graphismes. 
Juste un conseil donc : suivez cette série, le voyage vaut le détour !

les fantômes de Tesla

La couverture donne le ton : la littérature populaire du XIXe est de retour. Triple Youpi placé sous le signe de Jules Verne, Wells et Leroux. A New York, pendant la guerre un gamin et sa mère arrivent dans un minable meublé après le décès de leur père et mari. Dans le même immeuble, un vieil homme aux allures de sorcier diabolique qui fiche la trouille aux enfants du quartier. Puis d'étranges machines / créatures, des disparitions inquiétantes, une confrérie mystérieuse, les ombres d'Edison, de Hoover de l'empereur du Japon, de Rudolf Hess... de quoi nous baigner dans une ambiance formidable de fantaisie et d'imagination. Les deux premiers tomes parus sont, sous des fausses allures old school, des modèles d’enchaînement de péripéties et de suspense maîtrisés. On sent que le dénouement prévu pour le troisième et dernier volume va nous emmener assez loin dans une aventure technologique pleine de trouvailles.
Un série à se procurer d'urgence.


Tenir jusqu'à l'aube

Une mère, son fils, deux ans, une fusion, un étouffement. Comment la vie qu'on dit moderne nous emmène au delà d'une saturation sournoise et nous fait devenir, comme la chèvre de monsieur Seguin, des accros à l'éloignement. Pas s'enfuir, non, se libérer par instant, par bout de nuit et laisser l'enfant seul, de plus en plus, pour partir à la recherche de ce qu'on sait être, depuis Kundera, une insoutenable légèreté. "Tenir jusqu'à l'Aube" est une fable contemporaine où le matérialisme vient à bout de toutes les carapaces, où les liens distendus de chacun créent des gouffres et des dépressions. La liberté n'est pas là ou on la trouve et sans doute pas la où on la cherche : Carole Fives sait alléger la dangereuse échéance de son récit d'une écriture lucide. La fin, tout en étonnement, laisse entrevoir la duplicité des choses.




♥♥ COUP DE CŒUR

Sur la première page du livre, à l'intérieur, il y a un plan. D'un pays qui n'existe pas, comme China Mieville l'aurait dessiné (The city IN the city). Ce territoire est sujet aux remous des dictatures et des résistances, des hommes qui en veulent trop et de ceux qui n'en peuvent plus. Et dès l'ouverture, comme dans un grand opéra uchronique, c'est un ado qui parle, qui dit sa vie et ce qu'il va devenir : une légende...

Pendant ce temps un dictateur ahurissant et ses hommes de main tracent des plans cachés sous des plans, comme l'aurait fait un mentat de Dune. Ils tuent, plus ou moins discrètement en utilisant KAPLAN, un homme autant désabusé que discipliné. Et tout s’enchaîne. L'histoire est belle : elle est enrobée de nervosité, d'élan, du talent de Sébastien Gendron qui met des tensions sous chaque péripétie. Et de traversée de zones étranges en description précises et rapides de ce monde enfermé, un retournement tisse sa toile. 

Ce roman formidable est à priori destiné aux ados. Certes non. On en est tous, alors car personne, non personne, ne devrait se passer de cette lecture.

Indispensable.


SAINT SEIYA

On l'a constaté récemment lors du tournoi de CLANK, les jeux de deck building bien fichus ont un bel avenir. Autant vous l'annoncer, çà sera le cas de SAINT SEIYA, qui a tout pour plaire à la maison, en tournoi, et à peu près dans toutes les galaxies. Un matériel flatteur : beau tapis, horloge de décompte magnétique, cartes aux graphisme impeccable et bien sur, mécanique à l'avenant. Des tours rapides et équilibrés, des choix qui tordent les boyaux et des coups de Jarnac de vos voisins qui cinq minutes avant encore étaient vos amis. Le système de décompte rend le jeu nerveux à souhait (chaque fois qu'un type de cartes apparaît, l'horloge perd une flamme...)
Evidemment, vous pouvez venir tester le jeu à la boutique, il est sur une des tables du bar à jeux.


M.O.R.I.A.R.T.Y

Sous la plume de Pecau et Duval, Sherlock à fort à faire...Mr Hyde / Dr Jekyll ouvre le bal, suivi d'un automate joueur de poker, un sale trafic de Cocaïne et autres stupéfiants organisé par la veuve de Nobel et par dessus tout, l'ombre de Moriarty qui n'est jamais très loin. Première remarque : toutes les péripéties se tiennent parfaitement : c'est le talent des scénaristes qui est en jeu mais l'affaire tourne rondement sous d'épais rebondissements et quelques ressorts steampunk qui font notre bonheur. Ajoutez à cela un trait déroutant mais original et brutal des dessinateurs qui donnent de l’épaisseur et de la violence à l'aventure qui se promet en deux tomes de nous tenir dans l'halène fétide d'un Londres dont on ne se lasse pas. 
Fortement recommandé.