CENTURY - LA ROUTE DES EPICES

CENTURY - LA ROUTE DES EPICES est arrivé dans les boutiques avec une réputation de "splendorlike". Abordons l'épine en début de chronique, pas plus que Yamataï était un Five Tribeslike, Century est un jeu différent. Quelques points de mécanique rappellent Splendor, mais nous n'allons pas passer nos parties à faire des comparatifs. On s'en fiche un peu, même. A dire vrai, CENTURY est un jeu d'arbitrage, de sélection (draft dans son genre) de préemption et d'accumulation.

 

Grand conducteur d'une caravane vous allez accumuler les épices pour devenir le plus riche et donc remporter la partie. C'est facile. Les épices s'achètent en posant une carte, en échangeant des épices contre une autre, ou en faisant évoluer ses épices d'une épice commune vers une épice plus rare. Cette description simple du jeu est pimentée par une foule de petites bonnes idées qui rendent les stratégies plus ou moins tordues.

Ainsi on ne peut pas posséder plus de 10 épices, on ne peut sélectionner gratuitement que la première carte de la rangée (sinon il faut payer...des épices) et quand on s 'attribue une carte richesse on peut récupérer aussi une pièce d'or ou d'argent qui donne du point en plus au décompte final. 

CENTURY est exactement le type de jeu que l'on aime proposer aux joueurs qui ont envie de stratégie sans passer 3 heures dans une partie folle. Ceux la même il est vrai qui ont aimé SPLENDOR pour les mêmes raisons. Le jeu est nerveux, rapide (compter des parties de 30mn) extrêmement futé pour sa taille et assez joliment présenté. Les règles sont parfaitement rédigées (elles tiennent sur un recto verso) et permettent de se mettre à jouer dans les 5 minutes qui suivent la lecture. Ce sera un coup de coeur de la boutique pour une boîte familial (même si dans notre famille, nombreuse, on est plus porté sur Railroad Revolution, par exemple...).
Son seul défaut : se limiter à 5 joueurs alors qu'avec un tout petit peu de matériel en plus, on avait une version six joueurs qui forçait l'admiration. Pour tout dire, chez 20000 jeux on réfléchit très sérieusement à imprimer ces quelques suppléments...