TOUCHE POULET

Au festival de Cannes cette histoire de poulet a fait grand bruit. Les tables étaient généreusement garnies, l'affaire nous chatouillait. Aussi donc, après avoir attribué au jeu la palme du titre poilant, nous avons ouvert la belle boite bien remplie de ce poulailler tendance. Pour résumer, nous allons faire une bataille navale. Je sais. Pas envie, tout çà... B8 / E13 touché, matériel gris, parties interminables, ambiance nulle. Je sais. Çà nous le fait nous aussi.

 

LE CONTEXTE :

Votre bande d'animaux et vous allez devoir détruire les minables bicoques des autres joueurs pour gagner des épis et détruire l'ignoble basse cour d'en face ! Vous serez le roi de la ferme Tonbec !!!

 

COMMENT GAGNER ?

Quand un bâtiment est détruit, s'il possède un œuf, l’œuf est mis en vente. Celui qui a assez d'épis peut l'acheter, comme il peut acheter un des trois œufs sauvages disponibles sur le marché. Le premier joueur qui possède cinq œufs a gagné. MAIS BON DIEU COMMENT CA MARCHE ? Un plateau par joueur : sur le plateau, différents terrains (herbe, bois...) avec des carrés numérotés. Les plateaux sont au centre, visibles par tous. Derrière un bunker, chaque joueur a la réplique en plus petit de ce plateau. De plus, chaque joueur dispose de bâtiments et de troupes qui ont des coups d'attaque spécifiques (une case, plusieurs cases adjacentes, des cases éparpillées, des cases qui en font exploser d'autres...). Pour les bâtiments et les troupes il y a aussi deux versions : une grande, posée sur la carte correspondante et une petite qui est placée, secrètement, sur le mini plateau et qui ne bougera plus d'ici la fin de partie. C'est le placement de vos effectifs, comme pour les bateaux dans une bataille navale. Chacun son tour, les joueurs procéderont à une visée en choisissant la case qu'ils visent sur un (ou plusieurs s'ils le peuvent) grand plateau adverse : ils disposent alors une cible sur la case visée. Une fois le tour de visée terminée, on résout les tirs : si le tir touche un bâtiment, la cible est retournée sur son côté impact. Si le tir ne touche rien, on pose sur la case une tuile cratère. Si le tir détruit totalement un effectif adverse, le joueur touché place sur le grand plateau la pièce correspondante. Il ne pourra plus utiliser le tir de la carte affectée à cet effectif. Et il fera grrr, grommelera, soulignant l'acharnement des autres à le faire tomber, lui, qui ne veut de mal à personne. Voui la vie est injuste. Si le bâtiment ou le matériel détruit est accompagné d'un œuf, celui ci est posé sur le grand plateau du joueur au dessus du bâtiment et il devient disponible à la vente. Horreur. Lorsque viendra son tour, le joueur qui possède assez d'épis peut acheter l’œuf et foncer vers la victoire à la vitesse du poulet (ou du mangeur de poulet).

COMMENT GAGNER DES EPIS ?

A chaque fois qu'un bâtiment/unité est détruit, chaque joueur qui a participé à la curie touche une prime en épis, fonction du nombre d'impact qu'il a infligé et de la prime rattachée à la pièce détruite. Pfff gagner de l'argent en faisant sauter des poulaillers...Sale mentalité... LES BONUS : Quand on achète un œuf, on peut choisir une carte "arme secrète" qui vous permet de devenir un tueur impitoyable...ahahah...

DIFFICULTE

Vous l'avez compris, TOUCHE POULET est un jeu familial. Avec du matériel épatant et une règle qui tient sur 4 pages maxi. Les effets (parfois dévastateurs) des cartes "arme secrète" sont faciles à comprendre et à mettre en oeuvre. Bref, tout est coulissant. JOUABILITE / REJOUABILITE

Attention à l'addiction ! les enfants repartent immédiatement sur une autre partie. Les adultes aussi. Et nous mêmes, pacifistes écartelés devant tant de joutes et de combats ravageurs nous avons cédés. On veut se venger du coup d'avant : on recommence. Une bonne guerre de basse cour, ca vous motive la jeunesse.

CONCLUSION

C'est simple : TOUCHE POULET est une grosse réussite. Du rythme, du vivant, de la déflagration, de la mauvaise foi, un doigt de tactique et beaucoup d'humour décalé. Le bonheur quoi. A ne pas manquer.